Nicolas Brunelle
Lyon - Marseille
L’espace entre deux personnes
Entre-disciplines
Entre-médiums
Des relations d’étranges distances familières,
un jeu sérieux d’enfant
(prendre aux sérieux de fausses règles),
trouver la plus petite chose, la plus simple ;
de quoi partir pour rassembler et différencier ;
(rendre compte à chaque fois de façon située)essayer de ne pas à nouveau,
pas tout de suite en tout cas,
arriver à du commun, ni juste au milieu
(de réduire l’individu au collectif et l’inverse)
— on sérialise, distingue, sépare,
place en face-à-face,
se lance infiniment
dans de longues explications ;
on manque la matière qui compte,
l’opacité, l’écart, le silence.
(ce qui résiste à tout aplatir, à tout réduire à du potentiel, de l’explorable, de l’identique)
Sans trop d’alternatives,
surtout essayer,
un peu,
de jouer au tir à la corde avec les chiens.
(de notre force et de celle d’un chien, qui se retiennent et tendent, sans se jeter à terre, comme d’un jeu de la relation entre l’englobant du collectif et l’irréductible de l’individuel)
par la lecture,
l’attention,
de comprendre et d’oublier,
Se manquer se superposer se croiser
Je génère des protocoles,
Invente des contextes (seul et avec d’autres),
Propose et doute.
pratique plastique,
de performances, de vidéo et de textes,
mêlée à une pratique de curation et d’édition, d’espaces de collaboration transdisciplinaire avec d’autres artistes et chercheur.euse.s,
de recherche dans la relation
entre philosophie technique et cognition.
citations vidéos, textuelles, gestuelles,
essayer de chercher du commun
dans le langage,
(l’image qu’on se fait d’une langue
qu’on incarne localement,
Avec ses intérêts, ses enjeux, et ses modèles)
insistant sur des mécanismes de perception, de compréhension,
sur la synchronisation, les manqués ;
(un fonctionnement complexe,
jamais complètement exprimé,
toujours présent et à l’œuvre,
comme dans tous les appareils)
de la transparence, de la superposition,
des boucles, des juxtapositions
des confrontations des vies des langages.
Né en 1997 à Belfort, Nicolas Brunelle est artiste, programmeur, et chercheur. Après son master à Hors-Format, dans la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, il s’installe à Lyon, où il a achevé ses études de philosophie sur l’imagerie d’intelligence artificielle. Par des dispositifs vidéo et des textes, il développe une pratique transdisciplinaire du langage et de la mémoire, personnelle comme collective. La place y est donnée aux corps individuels et collectifs avec leurs imaginaires, aux images et fictions techniques des outils, leur détournements et les relations que tous entretiennent.
